Le site de cette cité historique commença à se développer au 6e siècle lorsque la famille coréenne Hata vint y établir son commerce de la soie. En 794 l'empereur Temmu, quittant Nara pour échapper à l'influence politique grandissante des sectes bouddhistes, y installa sa capitale.
La ville, anciennement nommée Yamashiro, devint Heiankyô ("Capitale de la paix et de la tranquillité") et fut construite suivant un plan en damier à l'instar de Chang'an, capitale de la Chine de la dynastie des Tang. Du 9e au 12e siècle, Heiankyô devint le berceau d'une civilisation aristocratique brillante qui, s'inspirant de son voisin chinois, développa une culture raffinée. Malheureusement la ville, connue sous le nom de Kyôto depuis la fin du 11e siècle, fut presque totalement détruite par des incendies au cours de la grande guerre civile de l'ère Onin (1467-1477). Elle ne fut reconstruite qu'à la fin du 16e siècle à l'initiative du shôgun Toyotomi Hideyoshi.
La ville de Kyôto connut alors un grand essor artisanal, commercial et culturel. Elle devint fameuse notamment pour ses temples et sanctuaires qui attiraient de très nombreux fidèles et pèlerins. Kyôto se modernisa pendant l'ère Meiji (1868-1912), avec la construction d'écoles et d'universités et le développement du tourisme. Pendant la seconde guerre mondiale, grâce à la valeur inestimable de l'héritage culturel qu'elle représentait, Kyôto fut épargnée par l'armée américaine. Kyôto garde en effet de son brillant passé des monuments importants. Si ceux-ci ne sont guère nombreux dans la ville elle-même, ils se trouvent en grand nombre aux alentours de la ville.
Le Kyôto d'aujourd'hui est une ville provinciale d'environ 1,46 millions d'habitants, centre culturel du Japon avec ses 202 trésors nationaux et ses 1596 trésors culturels. A côté d'une industrie moderne qui fournit divers produits manufacturés et développe une technologie de pointe, la production artisanale de céramiques (kiyomizu yaki), de tissus (nishinji ori et yuzen zome), de kimono et de saké, qui a fait la renommée de Kyôto, se maintient...


